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GOD MORGON SWEDEN Episode 8

DÉSILLUSIONS !!! DES ILLUSIONS !!!
Une de perdue…


On connaît la chanson, mais cela est-il valable pour les opportunités ? Refroidis par l’abandon de notre projet restau,  nous nous orientons vers les marchés pour y vendre nos produits français « home made » car c’est un très bon plan ici , poussés par l’amie d’Audrey, nous y croyons et nous nous mettons en tête de faire notre premier marché Samedi matin, prévoyant pour ce week-end férié de Pâques de préparer des crêpes (merci W)! En plus de nos spécialités habituelles. j’appelle donc le type chargé des marchés du coin pour réserver notre place du Samedi matin, mais son discours nous arrive comme une tarte à la crème sur le coin de  la figure, quand il nous annonce qu’il nous refuse l’emplacement pour cause « COVID », sans y croire lui même, et se mélangeant les pinceaux dans  des explications hasardeuses. Après cinq minutes de conversation, je raccroche dubitatif, déçu, et désespéré… J’annonce à Audrey cette vraiment pas bonne nouvelle. Que va t’on bien pouvoir faire pour gagner, pour évoluer, tout n’est que galères sur galères, stress, et incompréhension !! Cocktail détonant pour un décrochage complet …

Nana et Mimi dans l’insouciance de l’enfance en Suède
GOD MORGON SWEDEN

Mais par respect, amour, pour cette raison si évidente à nos yeux, nous refusons de lâcher prise, une des batailles, la plus importantes étant déjà gagnée. Si on a les épinards, on a pas le beurre, l’énergie que nous avons usé pour passer ce rude hiver nous a bien rincé, et un coup de mou se fait ressentir, Audrey et moi nous posons des questions sur cet avenir  incertain. Le temps ne joue pas en notre faveur et si la situation ne se décante pas rapidement tous les efforts que nous aurons entrepris dans cette aventure, ne seront que les souvenirs d’un voyage… Hors de question, Nana fait des progrès fulgurants, et Mimi entame seulement son intégration a l’école, nous devons tenir la barre, maintenir le cap… 

Quand les combats sont difficiles, il ne reste que l’amour comme arme… pour les combattants engagés à vivre…

Nous discutons des heures avec ma moitié sur ce que nous pourrions faire dans ce pays si étrange, si différent, et nous commençons notre étude de marché… Si les Suédois sont discrets, casaniers, voire renfermés, un paramètre joue en notre faveur, ils sont très friands de la culture française, et ce n’est pas rien. Ils sont aussi  fans des  smartphones qu’ils utilisent pour tout, et déteste se mettre aux fourneaux, Eureka !!! On  tient notre idée ! Nous avons pris la décision de vivre 50/50, pour faire simple 50℅ de nos  revenus seront réalisés  par nos ventes de plats via notre page culinaire et les autres 50 ℅ grâce a notre musique, si ça, ça motive pas !!!? Cette stratégie d’intermittent a mi-temps nous ravie plus que tout, elle n’en est pas moins difficile à mettre en place, non pas par la complexité du projet, mais la connexion internet est désastreuse, (le téléchargement d’une photo met plus de temps que ce qu’il faut pour préparer les plats proprement dit …)  Et le manque de matériel pour nos lives… On tarde, on s’attarde, on trépigne d’y être en sachant que c’est  notre seule chance et en même temps on a  les jetons de se lancer. Le réseau nous fait défaut… Et c’est dans notre vieux disque dur que nous trouvons de quoi tester le système de son ramené par Robert, de la balle, du bon Harman Cardon qui ramène des notes oubliées dans notre cabane à roulette (et enfin des basses ). Nous nous efforçons de croire que cette étape, si longue soit elle, n’est que le point de départ de cette nouvelle vie.

Nous continuons à embellir notre « Olorìn » et passons en mode printemps / été en posant notre pergola, mais deux jours plus tard… La tempête  anéanti nos efforts et la pergola part faire un tour chez le voisin pour voir si c’est mieux… Si en ramassant les morceaux de tubes, je désespère, je perds les nerfs, Audrey se concentre sur l’essentiel, comme le pilier central du chapiteau qui monte, elle ne pli pas, persuadée, et toujours enthousiaste. Il y a pas mal de vagues, mais le rafiot tient bon, en fidèle matelot, je suis ma capitaine, sereine comme une sirène, tenace comme une pirate, elle m’ėpate. Ce week-end c’est Pâques, et si les plumes fluos envahissent les fenêtres scotchés a des branchages, nos puces elles, attendent les cloches avec impatiences…

Pour que sonne la VICTOIRE d’une nouvelle VIE…. Ils ont besoin de NOUS réunis autour d’eux à hauteur de 400€ et c’est là pour WALOU…

Avec tous les soutiens du WALOU MediaSocialHub quand le combat le mérite et doit être soutenu…